Je suis de retour de mes trois jours d'Expo-Sciences intensifs avec quelques prix en poche et une participation au volet provincial. Je devrai donc vous laisser à nouveau du 16 au 20 avril puisque je serai à l'ÉTS à Montréal.
D'ici là, je compte me remettre à bloguer à partir de jeudi prochain, puisque je serai également à Québec les 1 et 2 avril, au Palais des Congrès, dans le cadre du Salon des Technologies de l'Environnement du Québec. Encore une fois désolé de cette inactivité plus ou moins prolongée. J'ai hâte de m'y remettre!
L'auteur de ce blog n'engage que lui-même par ses commentaires et ne prétend pas représenter les positions d'un quelconque organisme politique.
29 mars 2008
25 mars 2008
Signer son arrêt de mort?
Certains cas récents ont, une fois de plus, fait ressortir la difficile question de l'euthanasie. Il n'est jamais aisé de parler de ce sujet, très pointilleux et ouvrant rapidement la porte aux excès. On a déjà parlé de "droit à la mort", qui légitimerait par contre les gens qui se suicident tout court, ce qui est loin d'être souhaitable. D'autre part, l'interdiction totale relève de la cruauté, puisqu'il est indéniable que certaines personnes souffrent le martyr et n'ont pas besoin d'attendre plus longtemps l'issue inéluctable d'une maladie incurable.
J'étais réticent à m'avancer sur l'une ou l'autre des options en présence. Bien qu'ayant une certaine sympathie pour le concept d'abréger les souffrances de malades, je craignais beaucoup les risques d'abus et de contournement qui sont malheureusement le lot de l'espèce humaine. Surtout, je voyais mal comment une personne n'étant pas en mesure de s'exprimer ou qui était carrément inconsciente pouvait être euthanasiée puisqu'on ne peut la consulter. Toutefois, lors d'un débat en cours de philosophie aujourd'hui (oui, oui, je vous assure, la philosophie est utile parfois!) portant sur ce sujet, il m'est venue une idée: ne pourrions-nous pas instaurer un système de consentement par signature derrière la carte d'assurance-maladie? Une signature apposée là permettrait au personnel médical de procéder à l'euthanasie de la personne dans le cas où celle-ci est incapable de s'exprimer (ou a de sévères entraves à le faire) et où elle est atteinte d'un mal incurable (avec certification par un médecin qu'il n'y a plus rien à faire). Par ailleurs, lorsque la personne est encore consciente, on pourrait permettre le consentement verbal à être euthanasié devant notaire, en l'absence de toute autre personne avec le malade, si celui-ci exprime le désire de mourir et que son mal est identifié comme souffrant et intraitable par un ou des médecins.
Il existe également le cas plus épineux des personnes partiellement ou totalement paralysées, ou encore amputées de nombreux membres. Certaines d'entre elles ont déjà demandé à être euthanasiées, puisqu'elles considèrent que leur qualité de vie est inexistante. Puisque ces états n'entraînent théoriquement pas de soufrances insupportables, mais le plus souvent un état dépressif, on pourrait imposer un certain délai avant que la personne puisse décider de mettre fin à ses jours ou non, le tout avec suivi médical et psychologique pour tenter de lui redonner goût à la vie.
Voilà donc les quelques idées brutes qui me sont venues à l'esprit lors de cette discussion, et dont je tenais à vous faire part malgré mes nombreuses occupations actuelles. Je les crois valables bien qu'elles manquent sans doute de polissage. Dans un tel système, je n'aurais aucun problème moral à rendre l'euthanasie légale. Qu'en dites-vous?
Feu Mme Chantale Sébire, décédée récemment d'une maladie extrêmement rare et douloureuse des sinus qui déforme atrocement le visage. Ses démarches judiciaires pour obtenir le droit d'être euthanasiée se sont soldées par un échec et ont beaucoup fait parler.
J'étais réticent à m'avancer sur l'une ou l'autre des options en présence. Bien qu'ayant une certaine sympathie pour le concept d'abréger les souffrances de malades, je craignais beaucoup les risques d'abus et de contournement qui sont malheureusement le lot de l'espèce humaine. Surtout, je voyais mal comment une personne n'étant pas en mesure de s'exprimer ou qui était carrément inconsciente pouvait être euthanasiée puisqu'on ne peut la consulter. Toutefois, lors d'un débat en cours de philosophie aujourd'hui (oui, oui, je vous assure, la philosophie est utile parfois!) portant sur ce sujet, il m'est venue une idée: ne pourrions-nous pas instaurer un système de consentement par signature derrière la carte d'assurance-maladie? Une signature apposée là permettrait au personnel médical de procéder à l'euthanasie de la personne dans le cas où celle-ci est incapable de s'exprimer (ou a de sévères entraves à le faire) et où elle est atteinte d'un mal incurable (avec certification par un médecin qu'il n'y a plus rien à faire). Par ailleurs, lorsque la personne est encore consciente, on pourrait permettre le consentement verbal à être euthanasié devant notaire, en l'absence de toute autre personne avec le malade, si celui-ci exprime le désire de mourir et que son mal est identifié comme souffrant et intraitable par un ou des médecins.
Il existe également le cas plus épineux des personnes partiellement ou totalement paralysées, ou encore amputées de nombreux membres. Certaines d'entre elles ont déjà demandé à être euthanasiées, puisqu'elles considèrent que leur qualité de vie est inexistante. Puisque ces états n'entraînent théoriquement pas de soufrances insupportables, mais le plus souvent un état dépressif, on pourrait imposer un certain délai avant que la personne puisse décider de mettre fin à ses jours ou non, le tout avec suivi médical et psychologique pour tenter de lui redonner goût à la vie.
Voilà donc les quelques idées brutes qui me sont venues à l'esprit lors de cette discussion, et dont je tenais à vous faire part malgré mes nombreuses occupations actuelles. Je les crois valables bien qu'elles manquent sans doute de polissage. Dans un tel système, je n'aurais aucun problème moral à rendre l'euthanasie légale. Qu'en dites-vous?
22 mars 2008
Intermittence de ma part
Vous l'aurez sans doute remarqué, mon assiduité à lire les autres blogues et même à publier des textes sur le mien a faiblit au cours de la dernière semaine. Ne vous inquiétez pas, il n'y a pas péril en la demeure: je reviendrai début avril (dès le 4 ou 5). D'ici-là, cependant, j'entre dans une de ces périodes de l'année où le temps me manque cruellement. Ma participation aux Expo-Sciences me demande énormément de temps et d'implication, tout comme les impacts de mes absences scientifiques sur ma formation, dont je dois effectuer une plus grande part chez moi.
Vous comprendrez donc, je l'espère, que les prochains jours seront plutôt tranquilles de mon côté au niveau de mon blogue et de mes commentaires sur la blogosphère. J'ajouterai l'espoir que vous reviendrez me lire lorsque je serai de retour, tout comme il me fera plaisir d'aller consulter les trouvailles des autres blogueurs.
Joyeuses Pâques à tous.
Vous comprendrez donc, je l'espère, que les prochains jours seront plutôt tranquilles de mon côté au niveau de mon blogue et de mes commentaires sur la blogosphère. J'ajouterai l'espoir que vous reviendrez me lire lorsque je serai de retour, tout comme il me fera plaisir d'aller consulter les trouvailles des autres blogueurs.
Joyeuses Pâques à tous.
21 mars 2008
Mon humble avis sur... la Révolution Tranquille
Il est devenu à la mode ces années-ci d'utiliser l'expression l'Illusion Tranquille et de renier peu à peu l'héritage de Jean Lesage et de son équipe du tonnerre, tout comme la poursuite de plusieurs politiques sociales et économiques suivant le même ordre d'idées jusqu'en 1980. Passé cette année, les remous économiques de la fin des années 70 et le retour en force des néo-libéraux dans le domaine de l'économie, particulièrement au Royaume-Uni et aux États-Unis, les nombreuses dépenses de l'État québécois furent peu à peu critiquées, tout comme sa dette grandissante. Beaucoup d'énergie a, depuis ce temps, été consacré à rééquilibrer les budgets et à tenter de rembourser nos emprunts. Les gens en sont devenus très cyniques par rapport à ce qui était pourtant considéré comme le point de départ de la modernité au Québec.
Partir d'un constat aussi manichéen est peut-être un peu trop facile. La société québécoise se modernisait déjà avant 1960, mais cette élection en est devenu le symbole. Pour les milieux politiques, il était en quelque sorte normal que quelqu'un, un jour, vienne nager radicalement à contre-courant de tout ce qui s'était fait auparavant; ce sont à ces occasions qu'une société progresse.
Partir d'un constat aussi manichéen est peut-être un peu trop facile. La société québécoise se modernisait déjà avant 1960, mais cette élection en est devenu le symbole. Pour les milieux politiques, il était en quelque sorte normal que quelqu'un, un jour, vienne nager radicalement à contre-courant de tout ce qui s'était fait auparavant; ce sont à ces occasions qu'une société progresse.Voici un bilan général de ce qu'a apporté la Révolution Tranquille: laïcisation du système de l'éducation, scolarisation gratuite au primaire et au secondaire, santé publique gratuite avec la bénédiction du fédéral, création de ministères (dont ceux de la Culture et de l'Éducation), réforme du Code du travail, nationalisation de 11 compagnies d'hydro-électricité, négociations constitutionnelles avec le fédéral et gain de points d'impôts, nombreuses législations sociales, épuration des moeurs politiques, réforme électorale partielle, appels publics pour tous les nouveaux travaux publics... Évidemment, toutes ces nouveautés coûtent cher. Alors que la population était habituée à très peu d'implication du gouvernement sous Duplessis, la dette se met à augmenter rapidement.
Que peut-on retenir de la Révolution Tranquille dans une perspective moderne? Doit-on rejeter en bloc ce qui a été fait à ce moment comme un boulet encombrant pour notre province sous prétexte que cela coûtait cher? Plusieurs répondront que oui, et qu'une bonne partie de cette histoire relevait de l'utopie et que ces décisions ont été très néfastes à la province. Je suis pour ma part de ceux qui croient que la Révolution Tranquille est un exemple à suivre, mais pas à appliquer de la même façon. Le grand problème de ces réformes, c'est qu'elles furent appliquées dans une perspective à relativement court terme. La classe politique n'avait pas beaucoup à apprendre de ce qui s'était passé auparavant.
Pour relancer ce genre de climat politique, il faudra s'assurer de prendre les décisions avec une perspective de long terme. Sachant que la population fluctue autant que l'économie, et que l'on ne peut se contenter de faire des réformes qui concernent une situation particulière dans l'histoire d'un peuple, une néo-Révolution Tranquille (appelons-la ainsi) devrait faire preuve de plus de prudence. Il me semble réaliste de croire qu'un jour nous pourrons y arriver. Dans cette perspective, le passage de Lesage et de son équipe du tonnerre dans la politique québécoise crée un précédent sur lequel on peut jeter un regard avisé pour mieux progresser par la suite.
Une nouvelle ère de chamboulement politique est-elle à propos aujourd'hui? Pas immédiatement. Pour l'instant, le monde politique se porte relativement bien et la situation de la population ne s'y prête pas. Toutefois, un jour ou l'autre, cela finira bien par arriver...
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19 mars 2008
Assez payés ou pas?
Il semble qu'on aura droit, peut-être, à une période de calme dans la tourmente entourant le salaire des élus, avec une discussion pluripartite sur la rémunération des députés, ministres et autres postes à l'Assemblée Nationale, débat hautement souhaitable. Même s'il n'y avait rien d'illégal, il est vrai de penser que plus de transparence serait souhaitable de la part de nos élus sur leur situation financière. Il est d'ailleurs dans l'intérêt de ceux-ci de s'ouvrir à la population, étant donné la très faible confiance des citoyens envers ceux qui les représentent pourtant.
La question est donc lancée: les politiciens sont-ils trop peu payés? Un certain consensus semble se dégager de ce qui se dit dans les médias, à savoir que plus d'argent permettrait d'attirer de meilleurs éléments en politiques, mais est-ce réellement le cas? Étant donné mon rapport un peu étrange face à l'argent (si je me lançais en politique un jour, ce serait pour la population, et mon salaire serait bien le cadet de mes soucis du moment que je puis me nourrir et me loger raisonnablement), je suis bien en mal de trancher sur cette question. Je m'en réfère donc à vous: quel est votre humble avis sur la rémunération de nos élus? Faut-il plus les payer ou non?
La question est donc lancée: les politiciens sont-ils trop peu payés? Un certain consensus semble se dégager de ce qui se dit dans les médias, à savoir que plus d'argent permettrait d'attirer de meilleurs éléments en politiques, mais est-ce réellement le cas? Étant donné mon rapport un peu étrange face à l'argent (si je me lançais en politique un jour, ce serait pour la population, et mon salaire serait bien le cadet de mes soucis du moment que je puis me nourrir et me loger raisonnablement), je suis bien en mal de trancher sur cette question. Je m'en réfère donc à vous: quel est votre humble avis sur la rémunération de nos élus? Faut-il plus les payer ou non?
18 mars 2008
Francisation... 101!
La ministre Yolande James a récemment annoncé son nouveau plan pour la francisation des immigrants. De nouveaux investissements de plus de 20 millions de dollars en trois ans serviront à intensifier les efforts pour diriger les immigrants dans les cours et fournir de la formation en milieu de travail, afin de ne pas pénaliser les nouveaux arrivants occupant un emploi. Cette dernière mesure est en fait un crédit d'impôt de 30% des frais de la francisation accordé à l'entreprise. Enfin, on compte formuler de nouvelles ententes pour donner des cours de français aux nouveaux arrivants dans leur pays d'origine, avant leur départ.Le critique de l'immigration du PQ relève que le crédit d'impôts de 30% est faible, et il n'a peut-être pas tout à fait tort. Néanmoins, vu la situation financière serrée de l'État québécois, mieux vaut d'abord tenter l'expérience avec ce taux et observer les résultats obtenus. Cette mesure est donc déjà plus encourageante que ce qui prévalait au départ.
Le défi consiste à encourager les nouveaux arrivants à suivre entièrement le cours de 1000 heures (ce qui n'est le cas que pour 53% d'entre eux) sans surcharger le budget. Les dernières initiatives proposées vont en ce sens. Toutefois, la francisation n'est pas uniquement affaire de cours, comme le souligne avec justesse Jean Charest. Les questions de l'emploi et du milieu social sont également de toute première importance.
La reconnaissance des diplômes étrangers devrait s'accélérer, selon ce qui a été adopté lors du Congrès du PLQ et, si mon souvenir est bon, à celui de l'un des deux partis d'opposition. C'est une étape extrêmement importante pour le volet de l'emploi: un immigrant travaillant dans un cadre stimulant dans le domaine où il est formé est beaucoup plus susceptible de bien s'intégrer à sa société d'accueil. Une priorité devrait donc être de négocier avec les ordres professionnels afin d'instaurer des tests de reconnaissance le plus rapidement possible.
Quant au milieu social, la question est plus épineuse encore. La plupart des immigrants s'établissent à Montréal et se regroupent en communauté. La spirale infernale est enclenchée: certains de ces ghettos deviennent des nids de violence et de pauvreté et/ou amènent la communauté à se refermer sur elle-même, ce qui entraîne l'incompréhension tant de la part de la société d'accueil que des nouveaux arrivants. Montréal et ses problèmes sociaux grandissant n'est plus le meilleur endroit où s'installer pour les néo-québécois: il est grand temps que l'on publicise l'installation des immigrants en région. Comme le disait Boucar Diouf dans une entrevue récemment, la meilleure façon de faire d'un nouvel arrivant un québécois pure laine, c'est de l'amener en région. La francisation en devient plus aisée, tout comme l'intégration harmonieuse à la société en général.
Bref, la francisation est un problème important mais pas insurmontable. L'attention médiatique s'est beaucoup porté sur les défauts du système. On voit aujourd'hui que les solutions sont là et peuvent être mises en place. La société devra toutefois être prête à mettre du sien dans le processus d'intégration, puisque le gouvernement ne peut pas seul y parvenir: c'est un processus auquel chacun de nous participe. Avis aux employeurs et aux voisins!
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17 mars 2008
Un vote pour Roberval (mais pas électoral!)
En effet, Kraft organise un concours en partenariat avec la CBC pour élire la Hockeyville 2008. La ville gagnante accueillera un match de hockey d'avant-saison de la LNH, diffusé lors de l'émmission Hockey Night in Canada, et surtout recevra 100 000$ pour améliorer leur aréna. Une ville de ma région, Roberval (au Lac-St-Jean), est parmi les 10 finalistes sélectionnés jusqu'à présent. À partir du 29 mars, le nombre de finalistes aura été réduit à 5 (j'espère que Roberval y sera!) et une nouvelle ronde de vote aura lieu pour élire la ville gagnante.Si le coeur vous en dit et que vous voulez encourager Roberval, rendez-vous ici et votez pour eux à partir du 29 mars!
Oh, Rouyn-Noranda est également finaliste. Bonne chance à eux aussi! (Soulignons que les 4 autres finalistes définitifs recevront tout de même 20 000$...)
15 mars 2008
Saguenay-Lac-St-Jean: Mieux, mais...
On disait aujourd'hui sur les ondes de RDI qu'un phénomène positif était en train de se produire au Saguenay-Lac-St-Jean. En effet, il semble que les diplômés natifs de la région et l'ayant quitté sont de plus en plus nombreux à désirer revenir. Les centres d'emploi reçoivent de nombreuses lettres accompagnant des CV et mentionnant que les gens désirent revenir s'établir en région. Les perspectives d'emploi semblent meilleures et une période plus stable s'annonce peut-être pour le Saguenay-Lac-St-Jean.
Néanmoins, le nombre de personnes la quittant chaque année dépasse encore le nombre d'arrivées. Nous avons perdu moins de 1000 personnes l'an dernier, ce qui est l'une des meilleures années depuis longtemps, mais nous pourrions faire mieux. La pénurie de main-d'oeuvre se fera également sentir dans la région.
C'est pourquoi cette nouvelle est une bonne nouvelle, mais appelle à une certaine réflexion. Que pourrait-on faire au Saguenay-Lac-St-Jean pour non seulement ramener nos fils et nos filles à la maison, mais pour en plus attirer des gens d'ailleurs au Québec dans notre coin de pays? Si vous avez des idées, je serais heureux de les lire!
Néanmoins, le nombre de personnes la quittant chaque année dépasse encore le nombre d'arrivées. Nous avons perdu moins de 1000 personnes l'an dernier, ce qui est l'une des meilleures années depuis longtemps, mais nous pourrions faire mieux. La pénurie de main-d'oeuvre se fera également sentir dans la région.C'est pourquoi cette nouvelle est une bonne nouvelle, mais appelle à une certaine réflexion. Que pourrait-on faire au Saguenay-Lac-St-Jean pour non seulement ramener nos fils et nos filles à la maison, mais pour en plus attirer des gens d'ailleurs au Québec dans notre coin de pays? Si vous avez des idées, je serais heureux de les lire!
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Petite jalousie?
Mario Dumont va lui aussi se soumettre à un vote de confiance cette fin de semaine... Aurait-il un doute après les résultats de son parti? Serait-il perplexe (ou même un peu jaloux) devant l'appui à Jean Charest?
De toute manière, Mario Dumont ne doit pas beaucoup s'en faire face à son propre parti. L'ADQ est sa créature et elle le suit tout entière, d'un seul bloc, sans trop poser de questions. Tant qu'il sera dans les hautes sphères de la politique québécoise, M. Dumont n'a rien à craindre de ses militants et il faudrait un véritable typhon électoral pour le déloger de son poste de chef. Souhaitons-lui donc bonne chance tout en lui rappelant (tout comme à Jean Charest ou à n'importe quel autre chef ayant passé le test du vote de confiance) qu'un bon score de confiance ne garantit rien pour l'élection. La différence ici se situe dans le fait que Jean Charest remonte aussi la pente auprès de l'électorat!
De toute manière, Mario Dumont ne doit pas beaucoup s'en faire face à son propre parti. L'ADQ est sa créature et elle le suit tout entière, d'un seul bloc, sans trop poser de questions. Tant qu'il sera dans les hautes sphères de la politique québécoise, M. Dumont n'a rien à craindre de ses militants et il faudrait un véritable typhon électoral pour le déloger de son poste de chef. Souhaitons-lui donc bonne chance tout en lui rappelant (tout comme à Jean Charest ou à n'importe quel autre chef ayant passé le test du vote de confiance) qu'un bon score de confiance ne garantit rien pour l'élection. La différence ici se situe dans le fait que Jean Charest remonte aussi la pente auprès de l'électorat!
14 mars 2008
Budget: Le PQ dans les nuages
"L'ADQ appuiera le budget", "le PQ votera contre", titrent deux articles de La Presse. Aucune surprise de ce côté; les sondages ont assez clairement dicté la conduite de l'opposition, accusation que les deux partis se lancent l'un l'autre sporadiquement. Ce qui est plus navrant, c'est que le PQ surfe sur sa plus grande popularité dans les sondages pour se permettre de se contredire à bras raccourci dans sa critique du budget.
Je crois que la plupart des gens l'ont compris: à l'aube d'un ralentissement économique, avec tous les impératifs de la santé, il n'y a plus beaucoup d'argent dans les coffres à Québec. Certes, le PLQ a commis une erreur en baissant les impôts l'an passé. C'était une mauvaise décision, prise pour remplir une promesse qui n'avait pas été remplie en temps voulu. Néanmoins, le problème reste actuellement entier: faire beaucoup avec peu d'argent.
Ce qui est troublant, c'est que le PQ se scandalise que d'un côté le gouvernement aille puiser
dans les fonds d'Hydro-Québec pour balancer son budget et réduire la dette du gouvernement, avançant qu'il travestit ainsi la loi sur le déficit zéro, et que d'autre part il se désole des faibles montants investis dans les différents postes budgétaires. Les péquistes auraient-ils une solution magique? Comment peuvent-ils contredire leurs propres arguments de façon si flagrante? Quand l'argent n'est pas disponible, on ne peut pas l'investir, et cela aussi, les étudiants en comptabilité le savent (que François Legault révise ses notes de cours).
dans les fonds d'Hydro-Québec pour balancer son budget et réduire la dette du gouvernement, avançant qu'il travestit ainsi la loi sur le déficit zéro, et que d'autre part il se désole des faibles montants investis dans les différents postes budgétaires. Les péquistes auraient-ils une solution magique? Comment peuvent-ils contredire leurs propres arguments de façon si flagrante? Quand l'argent n'est pas disponible, on ne peut pas l'investir, et cela aussi, les étudiants en comptabilité le savent (que François Legault révise ses notes de cours).C'est pourtant simple, il existe trois avenues possibles. La première est d'augmenter la dette; les péquistes sont clairement contre. La deuxième consiste à couper dans les services publics; Pauline Marois et son équipe ne le veule certainement pas. Finalement, il ne reste plus qu'à augmenter le fardeau fiscal des particuliers en récupérant la TVQ. Cela pourrait être une bonne solution en d'autres temps, mais la situation économique que le PQ craint pourtant, selon ses nombreuses déclarations, exige la plus grande prudence sur ce terrain. En effet, est-il opportun de réduire la consommation dans une période de ralentissement économique? Au contraire, on doit plutôt chercher à encourager la circulation d'argent pour relancer la croissance.
Bref, les péquistes ont la critique facile. Gageons que s'ils étaient au gouvernement, ils ne feraient pas mieux. Est-ce à dire que parce que ce parti est à l'opposition il se permet de dire n'importe quoi et son contraire?
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13 mars 2008
Mon humble avis sur... le référendum d'initiative populaire
Le SPQ libre reviendra encore une fois à la charge au PQ avec son idée de référendum d'initiative populaire. J'ai l'habitude de consacrer mes billets "Mon humble avis sur..." à des sujets de fond et généraux, mais je suis actuellement dans l'un de ces moments de l'année où le temps me manque pour écrire des textes plus étoffés. Voici donc quelques questions à soulever sur le potentiel réel du fameux référendum d'initiative populaire sur la souveraineté.
D'un point de vue objectif et démocratique, le principe d'initiative populaire se défend. Il s'agit de permettre, sur signature d'une certaine proportion de la population d'une entité politique (dans ce cas-ci, la province du Québec), la tenue d'une consultation publique générale sur un sujet. À ma connaissance, ce système existe déjà en Suisse (voir l'image), où la population peut proposer l'adoption d'une loi (au niveau cantonnal) ou une modification de la Constitution (au niveau fédéral, pour 100 000 signatures d'électeurs). On le retrouve également à certains degrés en Italie et en Belgique, ainsi qu'en Californie pour destituer le gouverneur [1].
D'un point de vue objectif et démocratique, le principe d'initiative populaire se défend. Il s'agit de permettre, sur signature d'une certaine proportion de la population d'une entité politique (dans ce cas-ci, la province du Québec), la tenue d'une consultation publique générale sur un sujet. À ma connaissance, ce système existe déjà en Suisse (voir l'image), où la population peut proposer l'adoption d'une loi (au niveau cantonnal) ou une modification de la Constitution (au niveau fédéral, pour 100 000 signatures d'électeurs). On le retrouve également à certains degrés en Italie et en Belgique, ainsi qu'en Californie pour destituer le gouverneur [1].Toutefois, ce concept rencontre certaines problématiques. Tout d'abord, il y a le nombre d'électeurs devant signer la demande référendaire. Quelle proportion peut être considérée juste? Et quelle proportion peut être considérée raisonnable? Il y a une marge à respecter entre ce qui est applicable et ce qui est souhaitable, d'autant plus que les référendums sont onéreux et que rien ne garantit par la suite que la demande de 5% ou 10% des électeurs corresponde aux intérêts de la majorité, qui risque de la rejeter. En plus, dans le cas du Québec, on souhaite permettre cette initiative pour la question de la souveraineté. Peut-on raisonnablement supposer qu'il existe une tranche de 10% de la population qui soit prête à appuyer une démarche référendaire? Sans doute. Est-ce que cela constitue une raison suffisante de tenir un référendum sur la question, sachant qu'environ 40% seulement des gens veulent actuellement la souveraineté? Et que faire si cette tranche de 10% des gens demande un référendum à chaque année jusqu'à obtenir raison? C'est une hypothèse un peu extrême, mais connaissant l'acharnement de certains séparatistes, elle est à considérer. Quels en seraient les coûts pour notre société? Voulons-nous assumer ce risque, surtout si cela ne mène toujours qu'à l'impasse? Enfin, il y a également la question de comment nous définissons le référendum sur la souveraineté. Qui décidera de la question? Qui décidera si elle s'inscrit dans une démarche indépendantiste ou non? En effet, on pourrait considérer comme une initiative de séparation toute demande de rapatriement de pouvoirs, élargissant considérablement les complications pouvant surgir dudit référendum d'initiative populaire et compliquant d'autant la tâche des politiciens. Par exemple, en cas de négocations constitutionnelles, le déclenchement d'un référendum d'initiatve populaire pourrait mettre en péril la bonne marche du processus, voire conduire à des déchirements irréparables qui auraient pu être évités.
Le risque est donc trop grand. Dans ce cas, notre réalité empêche d'implanter le référendum d'initiative populaire sur la souveraineté si l'on désire rester raisonnables. La question est beaucoup trop émotive pour que l'on en fasse n'importe quoi, puisque l'on ouvrirait ainsi la porte à toutes sortes d'excès.
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11 mars 2008
Chercher des poux
Selon ce qui est diffusé sur RDI, le Parti Québécois a passé l'ensemble de la toute première période de question de la nouvelle session parlementaire à interroger Jean Charest sur la rémunération annuelle de 75 000$ que lui verse le PLQ. Le deuxième groupe d'opposition critique le fait que ces montants n'aient pas été divulgués au public.
Où se situe le problème exactement? À part brasser beaucoup d'air
pour ne pas dire grand chose, les péquistes avancent que cette rémunération relève du domaine public et remet en doute la légitimité du Premier Ministre et du cabinet. Pourtant, le salaire de Jean Charest relève du domaine privé. Il ne s'agit pas de financement versé par des groupes de pression, mais bien par sa propre formation politique, tout comme cela fut fait au PQ sous André Boisclair et à l'ADQ depuis 2007. De plus, Jean Charest a toujours déclaré ces montants dans son rapport d'impôts. Où le PQ voit-il poindre la moindre parcelle de scandale?
Rassurons les péquistes, les dons faits aux partis politiques ne peuvent pas orienter les actions de Jean Charest. Tout l'argent récolté par le PLQ provient de particuliers. La Loi Électorale empêche les entreprises, les syndicats et les groupes de pression de financer des partis politiques. Tout ceci est encadré par le DGE.
On devrait s'attendre de l'opposition péquiste qu'elle se concentre sur de véritables enjeux au lieu de consacrer ses énergies à créer une tempête dans un verre d'eau.
Où se situe le problème exactement? À part brasser beaucoup d'air
pour ne pas dire grand chose, les péquistes avancent que cette rémunération relève du domaine public et remet en doute la légitimité du Premier Ministre et du cabinet. Pourtant, le salaire de Jean Charest relève du domaine privé. Il ne s'agit pas de financement versé par des groupes de pression, mais bien par sa propre formation politique, tout comme cela fut fait au PQ sous André Boisclair et à l'ADQ depuis 2007. De plus, Jean Charest a toujours déclaré ces montants dans son rapport d'impôts. Où le PQ voit-il poindre la moindre parcelle de scandale?Rassurons les péquistes, les dons faits aux partis politiques ne peuvent pas orienter les actions de Jean Charest. Tout l'argent récolté par le PLQ provient de particuliers. La Loi Électorale empêche les entreprises, les syndicats et les groupes de pression de financer des partis politiques. Tout ceci est encadré par le DGE.
On devrait s'attendre de l'opposition péquiste qu'elle se concentre sur de véritables enjeux au lieu de consacrer ses énergies à créer une tempête dans un verre d'eau.
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Comment perdre la face
À Ottawa, ces temps-ci, même le NPD peut marcher sur les plates-bandes du Parti Libéral du Canada et le ridiculiser. Jack Layton et son parti ont en effet déposé une motion pour retirer la confiance du Parlement envers le gouvernement de Stephen Harper sur le thème de l'environnement. Stéphane Dion, qui semblait pourtant jusqu'à présent constituer un porte-parole crédible de la cause environnementale et une bonne alternative au laisser-faire conservateur, n'a pourtant pas renversé le gouvernement sur cette question. La majorité des libéraux s'est en effet absentée ou s'est abstenue, à quelques exceptions près.
On peut se demander alors, comme M. Van Loan, leader des conservateurs en
chambre, à quoi sert le Parti Libéral du Canada depuis que Stéphane Dion est à sa tête. Si leur chef leur fait craindre une élection au point qu'ils aient à renier leurs principes à tout instant, il serait grand temps qu'ils en changent. En attendant, Stephen Harper continue d'avoir le beau jeu d'agir comme bon lui semble, et plus le temps passe, moins son action est précise. Ottawa est devenu le théâtre d'une vaste farce perpétuelle où l'on se moque complètement des citoyens du Canada.
Le Parti Vert du Canada devient donc la seule alternative crédible au fédéral sur la question de l'environnement. D'ailleurs, il serait intéressant de voir quelques députés de ce parti élu lors des prochaines élections fédérales, tout comme une augmentation de la députation néo-démocrate. Nous n'avons certainement pas besoin d'un gouvernement conservateur minoritaire, mais les libéraux semblent tout faire à l'heure actuelle pour se discréditer comme solution de rechange. Il leur faudrait peut-être un revers électoral majeur pour qu'ils se secouent les puces. C'est tout notre système démocratique qui en pâtit.
On peut se demander alors, comme M. Van Loan, leader des conservateurs en
chambre, à quoi sert le Parti Libéral du Canada depuis que Stéphane Dion est à sa tête. Si leur chef leur fait craindre une élection au point qu'ils aient à renier leurs principes à tout instant, il serait grand temps qu'ils en changent. En attendant, Stephen Harper continue d'avoir le beau jeu d'agir comme bon lui semble, et plus le temps passe, moins son action est précise. Ottawa est devenu le théâtre d'une vaste farce perpétuelle où l'on se moque complètement des citoyens du Canada.Le Parti Vert du Canada devient donc la seule alternative crédible au fédéral sur la question de l'environnement. D'ailleurs, il serait intéressant de voir quelques députés de ce parti élu lors des prochaines élections fédérales, tout comme une augmentation de la députation néo-démocrate. Nous n'avons certainement pas besoin d'un gouvernement conservateur minoritaire, mais les libéraux semblent tout faire à l'heure actuelle pour se discréditer comme solution de rechange. Il leur faudrait peut-être un revers électoral majeur pour qu'ils se secouent les puces. C'est tout notre système démocratique qui en pâtit.
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Activité intéressante bien de chez nous
Comme vous avez pu le voir, j'ai lancé hier un nouveau groupe de blogues pour le Saguenay-Lac-St-Jean. À ce titre, je voulais remercier Tym Machine pour m'avoir le premier donné l'idée de parler de la région sur mon blogue, ainsi que Jimmy St-Gelais, premier blogueur du Saguenay à être venu sur mon site, ce qui a agi comme déclencheur de cette mise sur pied. Dès ce soir, donc, je commence à écouter les informations régionales de 17h30, à défaut d'avoir accès aux journaux locaux.
En attendant un peu de contenu sur la région, je vous suggère d'aller consulter le site du Forum Social 02. J'ai moi-même découvert cette activité tout à fait exceptionnelle ce matin au Cégep. Il s'agit d'un événement sur la région en général. Le principe est simple: toute personne ou tout organisme qui le désire peut y louer un kiosque pour aller discuter des enjeux du Saguenay-Lac-St-Jean et véhiculer de nouvelles initiatives. Je salue cet événement et je le recommande à tous ceux qui sont en mesure d'y aller.
En attendant un peu de contenu sur la région, je vous suggère d'aller consulter le site du Forum Social 02. J'ai moi-même découvert cette activité tout à fait exceptionnelle ce matin au Cégep. Il s'agit d'un événement sur la région en général. Le principe est simple: toute personne ou tout organisme qui le désire peut y louer un kiosque pour aller discuter des enjeux du Saguenay-Lac-St-Jean et véhiculer de nouvelles initiatives. Je salue cet événement et je le recommande à tous ceux qui sont en mesure d'y aller.
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10 mars 2008
Nouveau groupe de blogues!
Je lance un nouveau groupe de blogues, restreint il est vrai, mais qui concerne directement le Saguenay-Lac-St-Jean. En tant que saguenéen, je suis fier de ma région et je suis convaincu que les gens qui y vivent ont tout avantage à se réunir (virtuellement, dans ce cas-ci) pour discuter des enjeux locaux qui forgeront notre avenir collectif. C'est pourquoi Blogues du Saguenay-Lac-St-Jean vise à mettre en réseau des blogueurs saguenéens et jeannois pour débattre de notre actualité régionale. Outre créer des liens vers les autres blogues de ce groupe, la seule obligation consiste à produire des articles concernant le Saguenay-Lac-St-Jean sur une base régulière et suffisante. Je devrais moi-même essayer de m'y mettre progressivement.Si vous êtes du Saguenay-Lac-St-Jean et que vous désirez vous joindre au groupe, n'hésitez pas à me contacter! Aussi, j'ai par mégarde retiré un lien de ma liste de blogues politiques, mais je n'arrive plus à trouver lequel! Si vous vous en souvenez, j'aimerais bien le retrouver...
Congrès réussi!
Bonjour à tous et merci de votre patience pendant la fin de semaine. Je n'ai malheureusement pas eu accès à un ordinateur, et je peux vous dire qu'au rythme où mon Congrès s'est déroulé, je n'aurais pas eu le temps de vous en dire beaucoup... J'ai même sauté des repas!
Vous en avez sans doute entendu parler, Jean Charest a obtenu un excellente score de 97,23% d'appui de la part des 98,5% des membres s'étant prononcés lors du vote de confiance. J'ai pour ma part aussi réitéré avec fierté mon appui à notre chef qui nous livre une performance tout à fait hors du commun depuis l'automne. Je crois d'ailleurs que tous peuvent le constater, même si les opinions à son sujet divergent.
Il est également à souligner que, grâce à une autre résolution déposée lors du Conseil Général du PLQ en septembre dernier par un jeune du Saguenay, ce Congrès était un événement éco-responsable, une première dans le domaine de la politique québécoise. Ainsi, ustensiles, verres, papiers, sacs et même crayons étaient recyclables ou compostables. Il est à espérer que cette façon de faire s'étendra aux autres partis et à divers organismes partout au Québec.
Vous en avez sans doute entendu parler, Jean Charest a obtenu un excellente score de 97,23% d'appui de la part des 98,5% des membres s'étant prononcés lors du vote de confiance. J'ai pour ma part aussi réitéré avec fierté mon appui à notre chef qui nous livre une performance tout à fait hors du commun depuis l'automne. Je crois d'ailleurs que tous peuvent le constater, même si les opinions à son sujet divergent.Je vous avais aussi fait part de la résolution apportée par les jeunes du Saguenay-Lac-St-Jean et reconduite par la Commission Jeunesse sur les péages routiers. Cette mesure a été adoptée. Je me suis également démené samedi matin pour faire ajouter en toute hâte le seul amendement présenté par le Saguenay-Lac-St-Jean, adopté par la suite, pour une hausse des investissements dans les incubateurs d'entreprises attachés aux centres universitaires, par exemple pour la génétique et la biochimie végétale avec l'UQAC dans notre région.
Voici d'autres points que j'ai noté dans ce qui a été voté, en vrac. Le système de prêts et bourses commencera à être révisé puisque l'on ne tiendra plus compte des emplois à temps partiel occupés par les étudiants ou des pensions alimentaires dans les montants octroyés. L'éloignement devrait également mieux être pris en compte dans les évaluations. Une redevance sur l'eau sera imposée aux industries, après avoir fait de cette ressource une propriété collective, servant à financer le Fonds des générations, remboursant ainsi notre dette, le tout dans le
respect des réserves d'eau puisque l'on prévoit aussi des études approfondies sur notre potentiel aquifère. Le PLQ désire modifier le Code de la construction pour faciliter l'utilisation du bois d'oeuvre dans les structures. Les syndicats seront tenus à une plus grande transparence financière et au vote secret pour l'accréditation et les mandats de grève. De nombreuses mesures ont été votées pour soutenir les entreprises oeuvrant dans les secteurs des technologies de l'environnement et des énergies propres, et les recherches sur l'hydrogène seront intensifiées. Le plastique numéro 6, très polluant, sera banni. La reconnaissance des diplômes étrangers sera intensifiée et priorisée. Un conseil environnemental sera créé afin de conseiller le gouvernement et les instances publiques sur les meilleures pratiques et technologies dans le domaine du développement durable. On devrait ouvrir une dizaine de nouvelles stations de métro à Montréal, améliorer la couverture d'Internet haute vitesse partout en province, décentraliser certains postes administratifs vers les régions concernées, exempter certains biens nécéssaires aux enfants (lits, sièges de bébés, etc.) de TVQ... La liste est encore très longue et concerne également la famille, l'identité et le fédéralisme, mais je n'ai malheureusement pas pu assister à ces discussions puisque le Parc des Laurentides nous jouait des tours, ce qui nous a poussé à devancer notre départ.
Il est également à souligner que, grâce à une autre résolution déposée lors du Conseil Général du PLQ en septembre dernier par un jeune du Saguenay, ce Congrès était un événement éco-responsable, une première dans le domaine de la politique québécoise. Ainsi, ustensiles, verres, papiers, sacs et même crayons étaient recyclables ou compostables. Il est à espérer que cette façon de faire s'étendra aux autres partis et à divers organismes partout au Québec.Puisque l'ADQ ne semble plus désirer renverser le gouvernement sur le budget, des élections ne sont probablement pas à prévoir ce printemps, en fin de compte. Toutefois, le PLQ est désormais véritablement prêt à se jeter dans la mêlée.
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6 mars 2008
Le compteur tourne! (et absence temporaire)
À défaut d'avoir grand chose à dire aujourd'hui, puisque les plus grands titres politiques portent sur le soutien relativement anecdotique de Stéphane Dion à la "Conservation Nationale" de Pauline Marois (ah! les turpitudes d'un chef en perdition...) et les constatations par la chef péquiste que le français stagne au Québec (c'est déjà mieux que les discours assimilationistes), je me contenterai de souligner que plus de 1000 personnes ont visité ce blogue depuis la fin du mois de janvier. J'apprécie énormément que des gens consacrent quelques minutes de leur temps à venir lire mes textes et je compte bien poursuivre mon travail. J'espère que vous serez aussi toujours là...
Pour ce qui est de la fin de semaine, je pars demain pour Québec afin de participer au Congrès des membres du PLQ. À suivre d'ailleurs pour les politicophiles: le vote de confiance sur Jean Charest et certainement quelques résolutions qui feront réagir les médias... Quant à moi, à moins d'avoir accès à un poste informatique à l'hôtel (si c'est le cas, je vous donnerai un peu d'informations sur le déroulement du Congrès, vu de l'intérieur), je ne publierai rien avant lundi. Merci de votre compréhension!
Pour ce qui est de la fin de semaine, je pars demain pour Québec afin de participer au Congrès des membres du PLQ. À suivre d'ailleurs pour les politicophiles: le vote de confiance sur Jean Charest et certainement quelques résolutions qui feront réagir les médias... Quant à moi, à moins d'avoir accès à un poste informatique à l'hôtel (si c'est le cas, je vous donnerai un peu d'informations sur le déroulement du Congrès, vu de l'intérieur), je ne publierai rien avant lundi. Merci de votre compréhension!
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5 mars 2008
Des vidéos?
Je m'écarte pour la première fois du sujet pour poser directement une question à mes quelques lecteurs: sauriez-vous par hasard comment enregistrer des vidéos à partir du web (stream)? En effet, il m'arrive de me dire qu'un extrait d'émission disponible en ligne viendrait bien illustrer mes propos. Je sais que blogger propose de montrer des vidéos de Youtube, mais j'ignore comment acquérir les vidéos à la base.
À la prochaine chicane et merci!
À la prochaine chicane et merci!
Pauline Marois, bonne autonomiste
Normal, avec ce que pourrait proposer le PQ à la population du Québec! Le référendum devient surperflu, car on nous propose ni plus ni moins qu'une petite souveraineté maison si le parti indépendantiste accédait au pouvoir (sans faire mention d'un quelconque seuil de votation à atteindre pour être considéré comme représentatif). C'est un peu comme pour l'ADQ, donc: rapatrier à peu près tout puis vivre de notre côté sans s'occuper outre mesure de ce qui se passe ailleurs au Canada.
Pour y parvenir, on nous suggère quelques petites mesures visant à mieux "préparer" la population: révision du programme d'histoire du Québec sur une "trame nationale qui lui confère son sens"; manifeste sur ce que serait la souveraineté (nonobstant le fait que de très, très nombreux documents ont déjà été faits en ce sens sans pourtant beaucoup changer l'avis de la population, comme celui-ci, celui-là, un autre ou encore un quatrième, que je ne semble plus pouvoir retrouver sur le site du PQ... coïncidence?); éventuelle Tournée Nationale de la "bonne nouvelle" indépendantiste dans les collèges et les universités; Concertation Nationale avec les autres groupes séparatistes (qui demeurent dangereux pour le PQ, grugeant son électorat); Conversation Nationale pour essayer pour la énième fois de convaincre la population du bien-fondé de l'option...
C'est la nouvelle façon péquiste d'embrouiller les indécis, après les questions emberlificotées: la séparation sans se séparer. Au moins, le PQ a l'honnêteté d'affirmer que c'est pour faire la séparation qu'il désire faire
tant de "gestes de souveraineté" sans consulter le peuple. Mario Dumont propose en substance à peu près la même chose, à savoir une grande autonomie, mais reste muet sur la suite des choses. Peut-être Pauline Marois devrait-elle penser à prendre sa carte de l'ADQ...
Reste que nous devons envoyer un message clair au PQ: pour faire la souveraineté, il faut au minimum un référendum. Agir par la porte d'en arrière, c'est cadenasser la démocratie.
Pour y parvenir, on nous suggère quelques petites mesures visant à mieux "préparer" la population: révision du programme d'histoire du Québec sur une "trame nationale qui lui confère son sens"; manifeste sur ce que serait la souveraineté (nonobstant le fait que de très, très nombreux documents ont déjà été faits en ce sens sans pourtant beaucoup changer l'avis de la population, comme celui-ci, celui-là, un autre ou encore un quatrième, que je ne semble plus pouvoir retrouver sur le site du PQ... coïncidence?); éventuelle Tournée Nationale de la "bonne nouvelle" indépendantiste dans les collèges et les universités; Concertation Nationale avec les autres groupes séparatistes (qui demeurent dangereux pour le PQ, grugeant son électorat); Conversation Nationale pour essayer pour la énième fois de convaincre la population du bien-fondé de l'option...
C'est la nouvelle façon péquiste d'embrouiller les indécis, après les questions emberlificotées: la séparation sans se séparer. Au moins, le PQ a l'honnêteté d'affirmer que c'est pour faire la séparation qu'il désire faire
tant de "gestes de souveraineté" sans consulter le peuple. Mario Dumont propose en substance à peu près la même chose, à savoir une grande autonomie, mais reste muet sur la suite des choses. Peut-être Pauline Marois devrait-elle penser à prendre sa carte de l'ADQ...Reste que nous devons envoyer un message clair au PQ: pour faire la souveraineté, il faut au minimum un référendum. Agir par la porte d'en arrière, c'est cadenasser la démocratie.
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Tout ça pour ça!?
L'Office québécois de la langue française a finalement publié son rapport, où l'on apprend que les francophones du Québec vieillissent et se renouvellent moins. Certes, le diagnostic n'est pas réjouissant. Ce n'est jamais le cas si l'on se préoccupe de la situation du français au Québec, ce qui est mon cas. Mais je m'attendais à quelque chose de nouveau de la part de l'OQLF.
Cela fait des semaines qu'on nous rabat les oreilles avec les révélations possiblement dévastatrices de l'office, avec les études supposément cachées, etc. Lorsque le rapport paraît, pourtant on nous sert des platitudes et des faits dont nous sommes déjà fort au courant. Qui n'était pas encore au fait que les québécois francophones n'ont pas suffisamment d'enfants? Qui ne s'attendait pas à se faire dire que nous sommes de plus en plus vieux, en moyenne? Bref, je suis fortement tenté de me demander pourquoi nous avons gaspillé autant de salive sur tout ce qui entoure l'office et son rapport, autant d'énergie en analyse de détails stériles. Je me désole en plus de tout le temps que l'on a pu perdre à discuter de cette affaire alors qu'elle ne nous apporte strictement rien de nouveau (les allophones parlent plus français, les francophones perdent du poids démographique, etc). Et enfin, il y a quelque chose d'attristant à savoir qu'on a besoin de faire tant de plat pour se rendre compte de problèmes pourtant évidents, à savoir le vieillissement de la population et la dénatalité. Tant qu'elle devra répondre à des critiques peu fondées incessantes, Christine St-Pierre ne pourra pas se consacrer efficacement à sa mission.
Il serait peut-être temps qu'on arrête, quand il est question de langue, d'écouter nos tripes uniquement et d'un peu plus se servir de notre cerveau. On pourrait peut-être ainsi mettre les priorités à la bonne place et se mettre à chercher des solutions au lieu d'uniquement se scandaliser des faits.
Cela fait des semaines qu'on nous rabat les oreilles avec les révélations possiblement dévastatrices de l'office, avec les études supposément cachées, etc. Lorsque le rapport paraît, pourtant on nous sert des platitudes et des faits dont nous sommes déjà fort au courant. Qui n'était pas encore au fait que les québécois francophones n'ont pas suffisamment d'enfants? Qui ne s'attendait pas à se faire dire que nous sommes de plus en plus vieux, en moyenne? Bref, je suis fortement tenté de me demander pourquoi nous avons gaspillé autant de salive sur tout ce qui entoure l'office et son rapport, autant d'énergie en analyse de détails stériles. Je me désole en plus de tout le temps que l'on a pu perdre à discuter de cette affaire alors qu'elle ne nous apporte strictement rien de nouveau (les allophones parlent plus français, les francophones perdent du poids démographique, etc). Et enfin, il y a quelque chose d'attristant à savoir qu'on a besoin de faire tant de plat pour se rendre compte de problèmes pourtant évidents, à savoir le vieillissement de la population et la dénatalité. Tant qu'elle devra répondre à des critiques peu fondées incessantes, Christine St-Pierre ne pourra pas se consacrer efficacement à sa mission.Il serait peut-être temps qu'on arrête, quand il est question de langue, d'écouter nos tripes uniquement et d'un peu plus se servir de notre cerveau. On pourrait peut-être ainsi mettre les priorités à la bonne place et se mettre à chercher des solutions au lieu d'uniquement se scandaliser des faits.
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4 mars 2008
L'indexation, aussi bonne pour les CPE
Lors du Congrès des Membres du Parti Libéral du Québec qui se tiendra dans la capitale nationale en fin de semaine prochaine, on débattra également d'une éventuelle hausse des tarifs des CPE, de 7$ à 8$ par jour. Ceci porterait la contribution des parents à 20% des frais. Avant de crier au scandale, sachez qu'on souhaite également augmenter les crédits d'impôts pour les frais de garde.
Voilà un autre domaine qui bénéficierait d'une indexation annuelle. Puisque les frais reliés aux CPE augmentent chaque année, pourquoi ne pas établir une règle tarifaire maintenant à 20% la contribution des parents aux coûts du service de garde? Ainsi, on éviterait toute utilisation politique des frais de garderie et on s'assurait que les tarifs demeurent
équitables pour tous, en évitant que des parents aient à payer un rattrapage après une politique de gel.
Du reste, je suis également pour cette hausse. Comme pour nombre de services de l'État (la santé étant l'exception notable dans mon esprit), le citoyen doit assumer sa part des coûts d'une manière qui soit juste et équitable pour tous.
Voilà un autre domaine qui bénéficierait d'une indexation annuelle. Puisque les frais reliés aux CPE augmentent chaque année, pourquoi ne pas établir une règle tarifaire maintenant à 20% la contribution des parents aux coûts du service de garde? Ainsi, on éviterait toute utilisation politique des frais de garderie et on s'assurait que les tarifs demeurent
équitables pour tous, en évitant que des parents aient à payer un rattrapage après une politique de gel.Du reste, je suis également pour cette hausse. Comme pour nombre de services de l'État (la santé étant l'exception notable dans mon esprit), le citoyen doit assumer sa part des coûts d'une manière qui soit juste et équitable pour tous.
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3 mars 2008
Des sous pour nos routes!
Je vais vous le dire franchement: la dernière étude de l'Institut Économique de Montréal (IEDM) me plaît énormément. En substance, elle propose que l'on instaure le principe de l'utilisateur-payeur sur les grands axes routiers du Québec, dégageant des fonds très utiles pour maintenir nos routes en bon état. Les estimations tournent autour de 1,6 milliards de dollars par année. Ainsi, l'ère des viaducs fissurés et des nids-de-poules pourrait bien passer derrière nous.
Mais cette suggestion me fait d'autant plus plaisir que, dans quelques jours, les jeunes libéraux du PLQ déposeront un amendement lors du Congrès des Membres allant très précisément dans le même sens. Celui-ci provient d'une résolution déposée à la suite d'une rencontre politique entre trois jeunes et moi, au Saguenay, au mois d'octobre, et adoptée en assemblée en février. C'est pourquoi je suis tout particulièrement heureux de voir que notre idée reçoit un appui indirect puissant et qu'elle est aujourd'hui en bonne situation pour se retrouver appliquée dans la réalité. J'ai donc hâte de voir ce qui se passera lors du Congrès.
Pourquoi l'utilisateur-payeur? Il est plus que temps que la mentalité selon laquelle les routes ne coûtent rien s'efface peu à peu. Le réseau routier québécois a par ailleurs besoin
d'investissements constants, ce qu'un tel système permettra bien plus facilement qu'auparavant. S'il fonctionne bien, on pourrait même libérer facilement de l'argent de l'État pour le consacrer à d'autres services ou bien encore pour diminuer les impôts (je suis partisan du remplacement partiel des impôts par diverses taxes à l'utilisation, par soucis de justice et d'équité, sauf dans certains domaines). Puisque le gouvernement a récemment dû annoncer 30 milliards de dollars d'investissement dans nos infrastructures déficientes, il faut s'assurer que nous n'aurons plus à l'avenir à réagir de façon si dramatique en faisant un entretien constant et adéquat du réseau. Qui sait, peut-être aurait-on de meilleures routes au Québec! Notre résolution inclut également un tarif en fonction de la taille du véhicule, car les plus lourds dégradent bien plus rapidement le réseau routier.
Si cette résolution est adoptée, j'aurai donc eu l'honneur de participer de très, très près au progrès du Québec. J'ai donc hâte à la suite!
Mais cette suggestion me fait d'autant plus plaisir que, dans quelques jours, les jeunes libéraux du PLQ déposeront un amendement lors du Congrès des Membres allant très précisément dans le même sens. Celui-ci provient d'une résolution déposée à la suite d'une rencontre politique entre trois jeunes et moi, au Saguenay, au mois d'octobre, et adoptée en assemblée en février. C'est pourquoi je suis tout particulièrement heureux de voir que notre idée reçoit un appui indirect puissant et qu'elle est aujourd'hui en bonne situation pour se retrouver appliquée dans la réalité. J'ai donc hâte de voir ce qui se passera lors du Congrès.
Pourquoi l'utilisateur-payeur? Il est plus que temps que la mentalité selon laquelle les routes ne coûtent rien s'efface peu à peu. Le réseau routier québécois a par ailleurs besoin
d'investissements constants, ce qu'un tel système permettra bien plus facilement qu'auparavant. S'il fonctionne bien, on pourrait même libérer facilement de l'argent de l'État pour le consacrer à d'autres services ou bien encore pour diminuer les impôts (je suis partisan du remplacement partiel des impôts par diverses taxes à l'utilisation, par soucis de justice et d'équité, sauf dans certains domaines). Puisque le gouvernement a récemment dû annoncer 30 milliards de dollars d'investissement dans nos infrastructures déficientes, il faut s'assurer que nous n'aurons plus à l'avenir à réagir de façon si dramatique en faisant un entretien constant et adéquat du réseau. Qui sait, peut-être aurait-on de meilleures routes au Québec! Notre résolution inclut également un tarif en fonction de la taille du véhicule, car les plus lourds dégradent bien plus rapidement le réseau routier.Si cette résolution est adoptée, j'aurai donc eu l'honneur de participer de très, très près au progrès du Québec. J'ai donc hâte à la suite!
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Tombera, tombera pas?
On a pu assister ces derniers jours à une série de négocations, plus ou moins fructueuses jusqu'à présent, au sujet du prochain budget provincial. C'est donc un beau pied de nez à mes prédictions pour l'année, puisqu'il semble bien que Stéfane Dion soit trop indécis pour
déclencher une élection fédérale malgré même l'éventuel scandale pendant au bout du nez de Stephen Harper (merci au blogue de Jimmy St-Gelais). Paradoxalement, cette situation remet dans la figure à Mario Dumont le calvaire que peut vivre un chef de l'opposition qui hésite trop, même si les sondages sont nettement moins favorables à l'ADQ qu'ils peuvent l'être pour les libéraux au palier fédéral. Puisque Pauline Marois, de son côté, est certaine qu'elle améliorerait son sort au cours d'une élection, et que Jean Charest est en assez bonne situation pour refuser de trop se plier aux exigences de l'opposition, on pourrait éventuellement se retrouver en élections au provincial au printemps!
déclencher une élection fédérale malgré même l'éventuel scandale pendant au bout du nez de Stephen Harper (merci au blogue de Jimmy St-Gelais). Paradoxalement, cette situation remet dans la figure à Mario Dumont le calvaire que peut vivre un chef de l'opposition qui hésite trop, même si les sondages sont nettement moins favorables à l'ADQ qu'ils peuvent l'être pour les libéraux au palier fédéral. Puisque Pauline Marois, de son côté, est certaine qu'elle améliorerait son sort au cours d'une élection, et que Jean Charest est en assez bonne situation pour refuser de trop se plier aux exigences de l'opposition, on pourrait éventuellement se retrouver en élections au provincial au printemps!Mais en veut-on vraiment? On le saura bien assez tôt si l'un des deux partis d'opposition finit par prendre peur et appuie le budget malgré tout. Ce sera fort probablement l'ADQ de Mario Dumont qui reculera si recul il y a, puisqu'en cas d'élections, il est fort possible que ce soit le début de la fin pour lui.
2 mars 2008
Droits (et devoirs) de scolarité
Question épineuse et complexe s'il en est une, la tarification des études post-secondaires au Québec fait, depuis la dernière élection, beaucoup parler. Encore à l'heure actuelle, les étudiants de certaines facultés de sciences humaines de l'UQAM sont en grève [1]. Voici les faits généraux:
Je tire quelques constats généraux de la situation. Tout d'abord, les hausses sont inévitables, peu importe qui les paie, soit le gouvernement (donc les salariés), soit les étudiants. Par ailleurs, les hausses brusques sont plus dommageables que celles échelonnées sur une grande période, et sont de plus injustes pour ceux qui paient à la place de leurs prédécesseurs. Les universités ont besoin d'argent pour offrir des services efficaces aux étudiants, et de nombreux étudiants ne sont pas dans une situation financière facile à gérer. Enfin, un sujet aussi important que les frais de scolarité devraient être le moins possible soumis à des décisions d'ordre politique ou électoralistes (je soupçonne que ce fut le cas en 1994).
Ma conclusion: on doit hausser les frais de scolarité, encadrer les frais afférents et réviser en profondeur le système de prêts et bourses. Mes billets étant assez longs, j'essaierai d'être concis dans mon argumentation. Premièrement, c'est une question de justice. Les travailleurs ayant déjà payé leurs formation à leur époque et déboursant une bonne partie des frais actuels, il ne serait pas juste qu'ils aient à payer l'intégralité des coûts pour la jeune génération. Toujours pour la justice, les étudiants en ayant les moyens doivent débourser ce qu'ils peuvent pour leur formation, puisqu'ils en bénéficieront une fois sur le marché du travail.
C'est aussi une affaire de prévoyance. Si, pour contenter quelques cohortes d'étudiants, on pénalise celles qui suivront, on est irresponsable. Toute politique de gel sous-tend un dégel éventuel à venir, donc des problèmes de financement. On en voit actuellement les résultats.
La régularité ne doit pas être négligée. Si la hausse des frais est périodique, contrôlée, les étudiants pourront voir venir à l'avance. C'est la manière la plus réaliste de procéder, puisque les hausses ne peuvent pas être évitées. L'indexation des frais de scolarité serait donc une avenue intéressante.
L'investissement est un autre facteur. La société bénéficie certes dans son ensemble de l'apport d'étudiants bien formés. Il ne faut par contre pas oublier que le diplômé sera lui aussi avantagé par son éducation: meilleurs salaires, qualité de vie améliorée, considération sociale plus grande.
On pourra enfin me trouver cruel, mais les étudiants à qui l'on paierait l'ensemble des frais auront tendance à se laisser aller. C'est là un penchant humain tout à fait naturel; mais il ne serait pas juste d'imposer aux contribuables le fardeau d'élèves s'usant inutilement le fond de culotte sur les bancs d'université. Cela n'est pas une opposition personnelle à la longue scolarisation. Toutefois, je trouve franchement déplorable que certaines personnes abusent du système en demeurant très longtemps au Cégep ou à l'université et en n'y accomplissant pas grand chose, par opposition à ceux qui y passent beaucoup de temps mais progressent constamment dans leur formation. Si l'étudiant contribue financièrement à sa formation, il sera également plus motivé à la compléter avec sérieux et application. D'ailleurs, il a été prouvé par de certaines études [3] que les étudiants bénéficiant de prêts et bourses complétaient leurs diplômes dans les temps requis et avec de meilleurs résultats que ceux qui ne les utilisaient pas.
Bien entendu, il est crucial, impératif, incontournable (etc.) de réviser en profondeur les prêts et bourses. L'objectif étant d'étendre l'accessibilité aux études, tous les étudiants éprouvant des difficultés financières doivent recevoir un soutien adéquat. Je ne parle pas uniquement ici des jeunes personnes dont la famille n'est pas en mesure de les aider monétairement parlant, mais également de ceux dont les proches refusent carrément de les financer ou leur donnent des montants insuffisants. Le mouvement étudiant vise juste sur un point: le système actuel n'est pas bien adapté. La plupart des prêts (et je ne parle pas des bourses) sont insuffisants pour les personnes étudiant à l'extérieur de leur région. De plus, certaines aberrations existent, comme le fait qu'un étudiant recoive moins d'argent si ses frères et soeurs ne sont pas aux études, que l'on considère que les parents peuvent investir bien plus qu'en réalité dans la formation de leurs enfants, que les évaluations du coût de la vie des étudiants soient erronnées et que ceux qui occupent un emploi voient leurs prêts diminués d'autant. Prudence, toutefois: les étudiants qui ont les moyens ne doivent pas recevoir de subventions inutiles. Après tout, on n'est pas aux études pour vivre une vie de palais...
Les frais afférents, quant à eux, doivent demeurer limités, car ils ne dépendent pas de la gestion centrale. Les universités, lorsqu'elles ont trop de libertés, vont demander de plus en plus à leur clientèle, sans que cela soit reflété sur les prêts et bourses accordés.
Gardons donc en tête que rien n'est gratuit et que chacun doit faire sa part. La magie n'existe pas...
- En 1994, le nouveau gouvernement péquiste de Jacques Parizeau gèle les frais de scolarité. Ceux-ci avaient en effet beaucoup augmenté entre 1989 et 1993 et les étudiants le réclamaient.
- En février 2006, les jeunes libéraux du Québec font adopter lors du Conseil Général Élargi du PLQ une résolution prônant un dégel des frais de scolarité. Elle consiste en une augmentation des frais universitaires de 50$ par session régulière sur 5 ans, soit 10 sessions. On se retrouve donc avec 500$ d'augmentation totale au bout du processus, portant les frais à 2168$ par session. L'ADQ soutenait déjà une telle mesure [2]. Le PLQ a donc, au cours de se second mandat, abandonné l'engagement qu'il avait pris lors du premier de ne pas toucher aux frais de scolarité.
- En 2006, selon la même source, les universités accumulaient un déficit de 300 à 375 millions de dollars. Malgré mes recherches, je n'ai pas pu trouver de données plus récentes ou plus fiables, même sur les statistiques gouvernementales.
- Pendant les années de gel, les universités ont augmenté de façon significative leurs frais afférents dans de nombreux cas.
Je tire quelques constats généraux de la situation. Tout d'abord, les hausses sont inévitables, peu importe qui les paie, soit le gouvernement (donc les salariés), soit les étudiants. Par ailleurs, les hausses brusques sont plus dommageables que celles échelonnées sur une grande période, et sont de plus injustes pour ceux qui paient à la place de leurs prédécesseurs. Les universités ont besoin d'argent pour offrir des services efficaces aux étudiants, et de nombreux étudiants ne sont pas dans une situation financière facile à gérer. Enfin, un sujet aussi important que les frais de scolarité devraient être le moins possible soumis à des décisions d'ordre politique ou électoralistes (je soupçonne que ce fut le cas en 1994).Ma conclusion: on doit hausser les frais de scolarité, encadrer les frais afférents et réviser en profondeur le système de prêts et bourses. Mes billets étant assez longs, j'essaierai d'être concis dans mon argumentation. Premièrement, c'est une question de justice. Les travailleurs ayant déjà payé leurs formation à leur époque et déboursant une bonne partie des frais actuels, il ne serait pas juste qu'ils aient à payer l'intégralité des coûts pour la jeune génération. Toujours pour la justice, les étudiants en ayant les moyens doivent débourser ce qu'ils peuvent pour leur formation, puisqu'ils en bénéficieront une fois sur le marché du travail.
C'est aussi une affaire de prévoyance. Si, pour contenter quelques cohortes d'étudiants, on pénalise celles qui suivront, on est irresponsable. Toute politique de gel sous-tend un dégel éventuel à venir, donc des problèmes de financement. On en voit actuellement les résultats.
La régularité ne doit pas être négligée. Si la hausse des frais est périodique, contrôlée, les étudiants pourront voir venir à l'avance. C'est la manière la plus réaliste de procéder, puisque les hausses ne peuvent pas être évitées. L'indexation des frais de scolarité serait donc une avenue intéressante.
L'investissement est un autre facteur. La société bénéficie certes dans son ensemble de l'apport d'étudiants bien formés. Il ne faut par contre pas oublier que le diplômé sera lui aussi avantagé par son éducation: meilleurs salaires, qualité de vie améliorée, considération sociale plus grande.
On pourra enfin me trouver cruel, mais les étudiants à qui l'on paierait l'ensemble des frais auront tendance à se laisser aller. C'est là un penchant humain tout à fait naturel; mais il ne serait pas juste d'imposer aux contribuables le fardeau d'élèves s'usant inutilement le fond de culotte sur les bancs d'université. Cela n'est pas une opposition personnelle à la longue scolarisation. Toutefois, je trouve franchement déplorable que certaines personnes abusent du système en demeurant très longtemps au Cégep ou à l'université et en n'y accomplissant pas grand chose, par opposition à ceux qui y passent beaucoup de temps mais progressent constamment dans leur formation. Si l'étudiant contribue financièrement à sa formation, il sera également plus motivé à la compléter avec sérieux et application. D'ailleurs, il a été prouvé par de certaines études [3] que les étudiants bénéficiant de prêts et bourses complétaient leurs diplômes dans les temps requis et avec de meilleurs résultats que ceux qui ne les utilisaient pas.
Bien entendu, il est crucial, impératif, incontournable (etc.) de réviser en profondeur les prêts et bourses. L'objectif étant d'étendre l'accessibilité aux études, tous les étudiants éprouvant des difficultés financières doivent recevoir un soutien adéquat. Je ne parle pas uniquement ici des jeunes personnes dont la famille n'est pas en mesure de les aider monétairement parlant, mais également de ceux dont les proches refusent carrément de les financer ou leur donnent des montants insuffisants. Le mouvement étudiant vise juste sur un point: le système actuel n'est pas bien adapté. La plupart des prêts (et je ne parle pas des bourses) sont insuffisants pour les personnes étudiant à l'extérieur de leur région. De plus, certaines aberrations existent, comme le fait qu'un étudiant recoive moins d'argent si ses frères et soeurs ne sont pas aux études, que l'on considère que les parents peuvent investir bien plus qu'en réalité dans la formation de leurs enfants, que les évaluations du coût de la vie des étudiants soient erronnées et que ceux qui occupent un emploi voient leurs prêts diminués d'autant. Prudence, toutefois: les étudiants qui ont les moyens ne doivent pas recevoir de subventions inutiles. Après tout, on n'est pas aux études pour vivre une vie de palais...
Les frais afférents, quant à eux, doivent demeurer limités, car ils ne dépendent pas de la gestion centrale. Les universités, lorsqu'elles ont trop de libertés, vont demander de plus en plus à leur clientèle, sans que cela soit reflété sur les prêts et bourses accordés.
Gardons donc en tête que rien n'est gratuit et que chacun doit faire sa part. La magie n'existe pas...
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Des ambitions?
On a pu assister ces derniers jours à une tranche de vie fort intéressante de Québec Solidaire. Pour faire une histoire courte, Françoise David a fait part dans une lettre à son parti de son inquiétude face à la direction double qu'elle occupe avec Amir Khadir. Elle s'est empressée, quand l'affaire est sortie dans Le Devoir, d'affirmer que la discussion avait eu lieu à ce sujet [1]. Aujourd'hui, les deux portes-paroles ont confirmé que tout était pour le mieux et que l'harmonie régnait [2]. Pourtant, à voir le genre de discours qu'a tenu Mme David dans sa lettre, je me permets d'en douter fortement.On dirait bien en effet que ce n'est pas l'ambition qui manque à celle-ci. Je suggère humblement à Amir Khadir, s'il veut garder son poste, de rester très prudent. On peut déjà lire dans l'article de La Presse que la féministe s'occupe déjà de tous les dossiers, excepté la santé et les affaires internationales, et qu'elle serait première ministre en cas de victoire de Québec Solidaire (locution qui me fait toujours sourire). La moitié masculine de la direction du parti occupe trop de place dans les médias au goût de Françoise David, alors qu'elle, on ne la voit pas assez. Elle déplore le fait que, contrairement au PQ, on ne place pas une femme à l'avant-scène (passant sous silence le fait qu'Amir Khadir soit aussi une sorte de précurseur, n'étant pas un pur-laine). Bref, elle ne vise ni plus ni moins que la tête de Québec Solidaire, ce qui signifie probablement aussi la tête de son collègue, au sens figuré. Sous des airs officiels très unis, gageons qu'Amir Khadir disparaîtra peu à peu de la scène... et ce, même s'il fut le candidat ayant passé le plus près d'être élu à l'Assemblée Nationale!
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