Vous semblez tous plutôt en verve ces temps-ci... Ou du moins, vos très nombreuses réponses me le laissent penser!
Vous savez qu'une fois de temps à autres j'aime à essayer un nouveau concept sur mon blogue, tenter une petite expérience à gauche et à droite (sans blague!). Souvent, ça ne lève pas, mais parfois j'obtiens des résultats intéressants. Et puisque l'actualité politique est en mort clinique à l'heure actuelle, même si Stéphane Dion semble revenir de l'au-delà pour lancer l'hypothèse d'élections fédérales à l'automne, quoi de mieux qu'un autre test pour passer le temps?
Il est arrivé à plusieurs reprises que certains sollicitent mon avis sur certaines questions précises. Il y a aussi eu les interrogations à propos de mon cheminement politique, de mes positions générales(comme dans mon dernier billet), de mon implication, etc. Ne prenez pas la proposition que je m'apprête à faire comme du narcissisme: je désire simplement vous donner l'occasion de me faire dire quelque chose vous-mêmes, plutôt que de "subir" comme d'habitude mes billets. Et puisque j'ai apprécié mes conférences de presse jusqu'à maintenant, particulièrement les questions, ça devait bien me passer par la tête un jour ou l'autre.
Ainsi, après cette courte entrée en la matière, je vous laisse la parole pour me poser les questions que vous voudrez, en autant que ça ne dérape pas. Et je ne répondrai pas par des laïus réchauffés comme "Nous allons en parler avec tous les acteurs concernés pour établir un plan réaliste d'échéance concrète", promis.
L'auteur de ce blog n'engage que lui-même par ses commentaires et ne prétend pas représenter les positions d'un quelconque organisme politique.
27 juillet 2008
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17 commentaires:
Disons que j'en aurais une bonne centaine à vous poser mais je ne réussis pas à trouver LA question qui prime par dessus toutes les autres, la plus pertinente, celle qui activerait vos neurones à la puissance dix alors j'y irai d'une question générale et peut-être même banale.
Vous l'avez souligné vous même, l'été c'est plutôt mort en politique c'est un peu aberrant en quelque sorte parce qu'on continue à vivre tout de même même pendant les vacances il se passe des trucs (le prix de l'essence par exemple en est une essentielle et intéressante).
Ma question est la suivante: Que pensez-vous des médias l'été surtout avec tout ce qu'on a vu dans les nouvelles qu'on aurait même pas porté attention si on était en septembre (ex: l'affaire Mike Ward, le site Internet sur Mario Dumont et ses annonces ad-sense proposant des rencontres coquines, le pseudo-scandale sur la venue de Paul McCartney sur les plaines d'Abraham, le porteur de drapeau olympique unilingue anglais etc., etc.)?
À mon avis, on dirait que certains journalistes sont payés à la pige pour trouver leur nouvelle et que s'ils ne trouve rien alors qu'ils doivent absolument trouver quelque chose, ils se rabattent sur des nouvelles insignifiante comme un pauvre n'ayant pas assez d'argent pour aller manger au restaurant ira fouiller dans le container de ce dernier.
Salutations estivales,
Tym Machine
J'ai en effet toujours trouvé bizarre le fait que les médias, et, avouons-le, la société aussi, deviennent aussi effacés pendant la saison estivale. J'ignore si cela est typique des climats tempérés comme le nôtre ou si un syndrome semblable peut être observé dans des endroits où la température est sensiblement égale tout au long de l'année, mais d'autres facteurs peuvent jouer. D'abord, nos politiciens sont en "vacances". Plusieurs parcourent encore les routes du Québec, mais c'est le plus souvent pour faire des annonces régionales, rencontrer des militants, faire des BBQ, etc. Rien de bien sensationnel. C'est quand ils sont à l'Assemblée Nationale ou en négociations avec tel ou tel groupe que les politiciens sont les plus intéressants et les plus accessibles pour les médias.
En plus, l'été, j'imagine que les journalistes réguliers sont aussi en vacances, ainsi que les recherchistes, éditorialistes, etc. Il s'ensuit forcément une baisse du régime journalistique régulier, et il ne reste plus que des sujets typiques à couvrir: festivals, accidents de la route, affaires judiciaires locales, événements sportifs. Ce n'est pas que ce soit inintéressant, mais je suis d'accord avec vous, nous nous en porterions mieux si c'était bien réparti et étallé tout au long de l'année.
Par contre, je dois reprendre les deux dernières nouvelles dont vous avez fait état: le mini-scandale péquiste sur McCartney et le porteur de drapeau unilingue. Beau temps mauvais temps, à n'importe quelle saison, je crois que les médias auraient couvert ces événements ne serait-ce qu'assez pour transporter la controverse dans les salons. Les québécois sont "obstineux", ils aiment bien ce genre de sujets. Objectivement, ce sont de véritables pertes de temps médiatiques, mais il faut aussi vendre de la copie et de la publicité...
C'est donc un peu regrettable de la part des médias, mais cela ne découle pas seulement d'eux, mais du fonctionnement général de notre société. La saison estivale est sacralisée comme un moment où l'on ne veut rien savoir des problèmes du monde, et les médias suivent le public.
À suivre la semaine prochaine: le Congrès-Jeunes des jeunes libéraux... Cela fait un peu "plogue", mais il n'en reste pas moins que ce Congrès est l'un des gros (et seuls) événements politiques de l'été au Québec. De quoi alimenter quelques billets, d'autant plus que je puis vous promettre qu'il y a amplement matière à controverse dans les propositions sur la table.
On va sûrement en entendre parler et on compte sur vous pour tenir tête aux bonzes du parti qui voudraient sûrement, parce que c'est plus facile et expéditif, que tout le monde suive les idées des anciens comme les moutons suivent leur berger pour retourner à la bergerie.
Et merci pour votre prompte réponse qui jette encore plus de lumière sur ce curieux phénomène, j'espère que d'autres gens n'hésiteront pas à vous questionner et cela même si vous êtes encore jeune, la clairvoyance, ce n'est pas donné qu'aux vieux de la vieille.
"On va sûrement en entendre parler et on compte sur vous pour tenir tête aux bonzes du parti qui voudraient sûrement, parce que c'est plus facile et expéditif, que tout le monde suive les idées des anciens comme les moutons suivent leur berger pour retourner à la bergerie."
Je pense que vous seriez dû pour prendre votre carte de membre et passer faire un tour... Vous pourriez être un brin surpris. ;) Et puis les jeunes sont très, très loin d'être censurés. On ne fait que s'assurer que ça ne dérape pas, comme dans le temps de Mario Dumont.
Mais je vous relance une question, à laquelle vous n'avez pas à répondre par écrit mais dont la conclusion pourrait vous éclairer sur mon état d'esprit: pensez-vous que je suis celui qui soit le plus près de certaines grandes idées de la Commission-Jeunesse?
Puisque vous y tenez, M. St-Gelais, que pensez vous du député d'Arthabaska du nom de Roux ( je crois) qui part en campagne pour mêler le gouvernement au scandale Norbourg ? On sait que le fond Évolution a été vendu par la Caisse de Dépôt à Norbourg en Janvier 2004.
@ culbéquois: Très amusant. Je doute également que le contenu dudit document était fort important, mais l'histoire ne le dit malheureusement pas. Je suis d'avis que Mme Couillard devrait avoir une poursuite sur le dos pour avoir négligé, cinq semaines durant, de restituer ce document. Autrement, Maxime Bernier a été puni pour la peine. Où se situe la vérité exacte sur les tenants et aboutissants de cet embrouillamini? Bien malin qui pourra le dire. Je vous invite à aller lire le blogue de Myriam Ségal, sur ma blogoliste. Cette animatrice radio du Saguenay et quelques uns de ses lecteurs ont monté d'assez intéressantes hypothèses sur toute l'affaire... Avis aux amateurs de complots, ce que je ne suis pas vraiment.
@ Antipollution: Je n'étais pas au courant de la croisade du député Jean-François Roux. Une brève recherche ne m'a pas permis de trouver où exactement il accuse le gouvernement d'avoir aidé Norbourg. Par contre, il est vrai que l'ADQ a réclamé à grands cris une enquête publique sur le sujet. Selon ce que je comprends des diverses interventions, notamment celles de M. Roux, c'est plutôt le rôle de l'Autorité des Marchés Financiers (AFM) dans toute l'affaire, y compris dans la vente du fonds Évolution, qui est remis en question. En effet, l'AMF a beaucoup contribué à la vente par la Caisse de Dépôt et de Placement dudit fonds.
Je n'ai jusqu'à présent vu nulle part que l'AMF relevait directement des députés élus de l'Assemblée Nationale. Également, l'article 10 du Code d'éthique et de déontologie du président-directeur général de l'AMF précise bien que celui-ci doit être politiquement neutre. Les manquements relatifs à l'AMF ne regardent donc pas directement les élus du PLQ, mais relèvent probablement, s'ils ont bel et bien eu lieu, de décisions internes à la structure administrative de l'État québécois. Il est à noter que la Caisse de Dépôt et de Placement est également politiquement neutre, et que les décisions qu'elle prend proviennent de sa structure interne.
Puisque deux enquêtes, l'une de la GRC et l'autre des autorités québécoises, ont été menées sur le scandale, j'ignore s'il est réaliste de supposer que certains éléments demeurent dans l'ombre. L'ADQ me semble, à vue de nez, tenter une fois de plus de faire du millage sur une question populaire, comme ce fut le cas avec les crimes sexuels, par exemple. Une enquête publique aurait-elle tout de même été nécessaire? Je vous avouerai, M. Antipollution, que je n'en sais pas assez sur cette affaire pour le savoir. Je préfère vous dire franchement mon ignorance plutôt que de répondre n'importe quoi... J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur.
Est-ce que le Parti Libéral serait disposé à "reprendre" Mario Dumont après son départ de l'ADQ?
Impossible pour moi de vous donner un avis "officiel", vous le comprendrez bien. Voici néanmoins mon avis bien personnel.
Je serais d'abord très étonné que Mario Dumont abandonne l'ADQ tant qu'il y aura un semblant de lueur d'espoir que son parti remontera la pente. Toutefois, lorsqu'il sera clair que celui-ci s'enfonce irrémédiablement, Mario Dumont sera fort probablement plus tenté par la politique fédérale ou municipale (il passerait maire de Rivière-du-Loup en claquant des doigts).
Si l'on désire spéculer sur ses chances, même s'il le voulait, de réintégrer une équipe libérale, il faudrait considérer les points suivants. Tout d'abord, les circonstances de son départ: poussé par l'ambition et la possibilité d'avancement plus rapide que via le PLQ (bien plus que par conviction personnelle, je crois), il a poignardé, en compagnie de plusieurs jeunes libéraux de l'époque, notre formation politique et son chef Robert Bourassa dans le dos. Les jeunes libéraux ont d'ailleurs fait à l'époque campagne contre Charlottetown, référendum en faveur duquel le parti militait pourtant. Il s'en est suivi un certain émoi au parti dont, j'en suis certain, plusieurs se souviennent toujours. De plus, le même Mario Dumont se permet de critiquer autant comme autant toute position libérale depuis des années maintenant. Bien que notre système démocratique soit parfois surprenant et pardonne bien des erreurs, la plus stricte cohérence de pensée ferait ici défaut à un Dumont reteinté de rouge (tout comme à un PLQ lui ouvrant les bras après lui avoir accolé l'image de la girouette, d'ailleurs excellente). Enfin, nombreux seraient les militants libéraux (moi inclu) qui seraient très mécontents de voir Mario Dumont réintégrer notre formation. Or, les troupes forment une grande partie de la clef de voûte de tout parti politique solide et durable.
Il n'est toutefois pas écarté, à mes yeux, que certains députés adéquistes plus "mous" et ayant apprécié leur séjour à l'Assemblée Nationale tentent l'aventure avec l'un des deux autres partis le jour où ils verront leurs sièges en jeu. Dans le cas contraire, je ne pourrai qu'être surpris de la conviction plus grande que je ne l'aurais crue de la députation adéquiste.
Bref, impossible n'est pas français, mais très improbable, certainement. Et cela s'applique à la réconciliation Dumont-PLQ, d'après moi. Ce sera d'autant plus vrai que, si l'ADQ se plante aux prochaines élections, la preuve sera faite que Mario Dumont n'est pas même un homme politique si intéressant à récupérer, non pas parce qu'il n'a pas de qualités intéressantes, mais parce qu'il n'aura pas su maintenir ses propres troupes et son propre parti résolument en marche vers la victoire.
@ culbécois
J'hésite entre le 1 pis le 4
Monsieur St-Gelais: le terme "girouette" est maintenant banni du vocabulaire politique. Veuillez vous excuser auprès du chef de l'opposition officielle... Blagues à part, merci Alexis, très bonne réponse. Maire de Rivière-du-Loup, pas mauvais comme idée. Et VLB comme conseiller, ça ferait un beau tandem!
Appelons Jean-René Dufort en renfort ;). Lui saura comment reprendre mes propos...
@Lutopium,
Puisque vous posez la question, laissez moi ajouter mon 2 cents à la réponse d'Alexis.
En effet, je suis à peu près du même avis qu'Alexis sur la question. Je le verrais d'ailleurs comme plusieurs commentateurs le voit chez les conservateurs, le lieutenant de Stephen Harper au Québec.
Il ne faut pas oublier que malgré leur récent virage de gauchiste de n'importe quoi opportuniste, l'ADQ demeure très proche des conservateurs dans les faits beaucoup plus que les libéraux qui logiquement sont supposés être plus près des libéraux quoi que ce soit souvent du pareil au même.
Ceci étant dit, que Mario Dumont aille au fédéral ou reste au provincial ou même devienne maire de Rivière-du-Loup, ça ne changera pas grand chose dans la politique en générale, Mario Dumont n'est plus le "sauveur" que les Québecois attendent avec impatience et s'il part, ce sera encore business as usual dans le monde de la politique.
Salutations dumonesques,
TM
@Lutopium,
Le terme girouette a été qualifié d'anti-parlementaire par l'ex président de l'assemblée "nationale" Michel Bissonnette.
Il est donc à proscrire en chambre sous peine d'aucune sanction sinon une réprimande verbale et/ou une publication dans les journaux de non-respect des règles parlementaires de la part d'un député car les députés bénéficient de l'imunité parlementaire mais à l'extérieur de la chambre, on peut s'en servir à toutes les deux phrases si ça nous chante et on l'entendra sûrement abondamment pour qualifier Dumont dans 2-3 ans lors des prochaines élections provinciales que je prédis pas avant un bout étant donné que l'ADQ se fera fort probablement lessiver de la mappe électorale, ils ne déclancheront pas d'élections de leurs propre gré à moins d'un changement du tonnerre dans les intentions de vote ce que je ne vois pas arriver dans ma boule de crystal politique.
Je ne veux pas faire mon fatigant mais j'aurais d'autres questions à vous poser.
1- Croyez-vous que la longévité du gouvernement minoritaire de Jean Charest à Québec dépassera celle du gouvernement minoritaire de Stephen Harper Ottawa?
2- Devrait-on faire comme aux États-Unis et limiter le nombre d'année à la tête d'un pays ou d'une province (un état aux USA) à 8 ans?
3- Devrait-on avoir des élections générales à date fixe comme aux États-Unis?
4- et finalement, question piège, est-ce que Pauline Marois aura un jour la chance de devenir la première femme première ministre du Québec? (Kim Cambell l'avait déjà été au Canada en 1993 avant de manger la pire volée électorale de l'histoire au pays avec seulement 4 sièges incluant, quel adon, celui de Jean Charest à Sherbrooke).
Bonne chance ;)
1.Non
2.Non
3.Oui
4.Oui
En as-tu d'autres ?
Merci de ces nombreuses questions M. Tym Machine, on ne dirait peut-être pas mais ça me fait plaisir. Si jamais je change pour wordpress (j'y pense peut-être...), je pourrais instaurer une "période de questions" permanente sur une page dédiée. Mais rien de certain à ce point de vue.
Je suis d'accord avec filofinal (bienvenue d'ailleurs) sur les trois premières questions, mais non sur la quatrième. Voici quelques explications.
Le gouvernement Charest durera-t-il des années? Je ne pense pas. Il n'est pas lié comme les conservateurs par une loi sur des élections à date fixe. Si l'ADQ ne se relève pas, tant le PQ que le PLQ voudront un jour ou l'autre en découdre avec l'électorat, pour en finir avec ce mauvais souvenir signé Mario Dumont, et ils pourront le faire la tête haute. Ce sera bien autre chose que la politicaillerie de bas étage à laquelle on assiste hélas à Ottawa ces temps-ci. Je ne peux vous dire jusqu'à quand le gouvernement Charest durera, toutefois; étant donné la longévité à toute épreuve d'Harper en tant que minoritaire, cela laisse une bonne marge d'appréciation. Printemps 2009? Qui sait.
Pour répondre à votre deuxième question, je ne vois pas en quoi il est plus démocratique de limiter la durée de vie d'un politicien à la tête d'une province, d'un État ou d'un pays. Il s'agit en quelque sorte de nier la capacité des électeurs à faire la part des choses et à mettre dehors un dirigeant devenu obsolète et apathique. Cet aspect du système Américain est trop maternant à mon avis, et je crois que sous ce point de vue, vous abonderez dans le même sens. Si un politicien fait du bon travail, et ce pendant longtemps, pourquoi ne pourrait-il pas faire 3, ou 4 mandats? Pourquoi pas 12 ou 15 ans? En plus, au Québec, nous sommes depuis 1960 extrêmement efficaces en tant qu'électorat pour limiter nous-mêmes nos dirigeants à deux mandats!
Les élections à date fixe, par contre, je suis pour. Je vais même vous donner un petit avant-goût du Congrès-Jeunesse qui commencera véritablement samedi le 2 août: en tant que membre de l'équipe de contenu, je puis vous dire que les jeunes de la Montérégie présenteront une résolution sur la démocratie québécoise, qui propose entre autres les élections à date fixe. Je ne manquerai pas de me prononcer en faveur de cette résolution, sur laquelle j'ai d'ailleurs été consulté.
Pourquoi des élections à date fixe? Tout simplement par souci de transparence du système démocratique à l'égard du citoyen. Actuellement, le déclenchement des élections est un élément stratégique. Je ne blâme personne de l'utiliser, puisque c'est permis; toutefois, les choses seraient améliorées avec des élections fixes, sauf en cas de gouvernement minoritaire renversé.
Enfin, pour votre dernière question, je vais vous dire le fond de ma pensée. Si Pauline Marois désire réellement devenir la première femme à la tête du Québec, à moins d'un cataclysme politique imprévu, elle devra fort probablement combattre d'abord et avant tout son parti furieux d'avoir été le premier, depuis 1960, à avoir laissé à ses adversaires 3 mandats consécutifs au pouvoir. Si les libéraux remportent une troisième victoire, ce qui est dans le domaine du possible, les plus bas instincts des péquistes se réveilleront. Pauline Marois aura fort à faire pour éviter de se faire lyncher en public comme ses prédécesseurs, rien ne garantissant qu'elle s'en sortira malgré toute la bonne volonté du monde. Je serais surpris que le PLQ fasse plus de trois mandats, toutefois; si elle s'accroche, alors peut-être pourra-t-elle réussir. Rien n'exclut néanmoins qu'une femme à la tête du PLQ (ou une autre à la tête du PQ) y parvienne avant elle...
Au fait, si mon souvenir est bon, Kim Campbell a "gagné" non pas quatre, mais deux comtés. Jean Charest s'est retrouvé à la tête du plus petit caucus conservateur de l'histoire canadienne. Le plus extraordinaire, c'est que grâce à son travail, le parti ait pu survivre jusqu'à sa fusion avec l'Alliance Canadienne. Ce dernier événement a, à mon sens, marqué la véritable mort du parti conservateur, et non l'échec de Kim Campbell. Ne nous leurrons pas, le PC d'aujourd'hui n'est plus ce qu'il était!
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